4 conseils diététiques pour mieux vivre avec le SOPK

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Une bonne nutrition fait partie des mesures thérapeutiques à mettre en place pour mieux vivre avec un SOPK et prévenir les complications à long terme (diabète de type 2, hypertension artérielle…). Même si nous ne sommes pas tous égaux concernant les connaissances nutritionnelles et notre rapport à l’alimentation, certains grands principes se dégagent d’une prise en charge diététique SOPK. Nous allons les passer en revue dans cet article.

1/ Oublier les régimes

Les études sont formelles : 95 % des régimes échouent au bout de 5 ans. Dans le cadre d’un suivi diététique SOPK, il est donc souhaitable de mettre en place une hygiène de vie avec des mesures diététiques qui pourront perdurer sur le long terme. Partir de vos habitudes de vie et de consommation et chercher à les optimiser est le point de départ de toute prise en charge diététique. On ne parle pas de régime mais de rééquilibrage alimentaire.

2/ Travailler sur les bons objectifs 

Chez les patientes en surpoids atteintes du SOPK, une perte pondérale de 10% du poids initial réduit l’hyperandrogénie et montre un effet bénéfique sur l’aménorrhée (source : inserm). Les patientes que j’accompagne se focalisent souvent sur leur poids sans se questionner sur les causes plus profondes qui ont occasionné cet excès de tissu adipeux. Est-ce que le poids est la cause du problème ou une conséquence ? La réponse à cette question permet de dégager de nouveaux objectifs en se détournant de la demande initiale de perte de poids. On pourra ainsi repenser le rapport à l’alimentation (diététique psycho-comportementale, alimentation émotionnelle…) et au corps, les croyances erronées sur les aliments, le rythme de vie inadapté…  En travaillant sur ces nouveaux objectifs, la perte de poids se fera naturellement et sans effort.

3/ Soigner son alimentation

-en adoptant une alimentation à faible index glycémique afin de limiter les problématiques liées à l’insulinorésistance et l’apparition d’un diabète de type 2

-en privilégier des lipides de qualité par la consommation d’ huiles biologiques, crues, de première pression à froid, de graines et fruits oléagineux quotidiennement (amandes, noix…), des petits poissons gras (sardines, maquereaux…). Les omega 3 et leur rôle anti inflammatoire sont essentiels dans l’alimentation et en particulier en cas de SOPK

-en augmentant l’apport en antioxydants via la consommation de fruits et légumes colorés notamment.

-en repensant à son rapport aux perturbateurs endocriniens dans l’alimentation : se questionner sur les ustensiles de cuisine utilisés par exemple.

Ces mesures constituent des axes de prise en charge et elles doivent se mettre en place progressivement en parallèle d’un travail comportemental plus global afin de ne pas encourager les sentiments de culpabilité ou certains troubles du comportement alimentaires parfois associés à un SOPK.

4/ Repenser son mode de vie global

Il est prouvé qu’une activité physique régulière facilite la prévention et la prise en charge de nombreuses maladies et notamment les maladies cardiaques, le diabète… (source : OMS). Nous savons que ces maladies représentent des complications du SOPK. Il est donc essentiel de repenser son mode de vie et de lutter contre la sédentarité en se mobilisant au maximum au quotidien. Marche active, fitness, déplacement à pied, en vélo… bouger c’est à la fois bon pour votre corps et pour votre esprit !

Même si de nombreux questionnements peuvent émerger suite au diagnostic de cette pathologie, il est important de garder en tête que les axes thérapeutiques sont nombreux et que la nutrition fait partie intégrante des soins. N’hésitez pas à consulter un diététicien nutritionniste formé au SOPK qui vous apportera l’accompagnement sur mesure dont vous avez besoin.

PS : pour plus d’échanges autour de l’alimentation & du SOPK rejoignez la communauté du groupe Facebook https://www.facebook.com/groups/sopkalimentation

 
 

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